Anne d'Ingleside
EAN13
9782381960685
Éditeur
Monsieur Toussaint Louverture
Date de publication
Collection
MONSIEUR TOUSSAINT LAVENTURE
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Anne d'Ingleside

Monsieur Toussaint Louverture

Monsieur Toussaint Laventure

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Désormais parents d’une charmante petite tribu de cinq enfants aux
personnalités uniques, Anne et Gilbert ont quitté leur cocon de Four Winds et
entament un nouveau chapitre de leur vie à Glen St Mary, dans une maison « ni
trop jeune ni trop vieille », plutôt délicieusement patinée : la chaleureuse
Ingleside. Couvée d’arbres magnifiques qu’on ne couperait pour rien au monde
et où ne tardent pas à germer de solides bourgeons d’affection. Jem, le
premier-né, jeune aventurier au grand cœur, est l’aîné d’une fratrie bigarrée
et lumineuse. Il y a Walter, « une âme venue d’une autre étoile », petit poète
à fleur de peau. Les jumelles Di et Nan sont peut-être aussi différentes qu’on
puisse l’être, mais elles sont tout aussi pétillantes l’une que l’autre. Et
enfin, le tout jeune Shirley, que Susan a baptisé son « petit châtain »; car
elle et son caractère bien trempé ainsi que son dévouement sans faille font
désormais partie de la famille et de ses nombreuses aventures. Que ce soit le
séjour de Mary Maria, tante de Gilbert et véritable fléau de l’humanité qui,
alors même que rien ni personne dans la maisonnée ne semble digne de recevoir
son approbation, est déterminée à y rester – au désespoir d’une certaine jeune
femme – ou le désir d’Anne, toujours aussi vivace, de jouer avec plus ou moins
de succès les entremetteuses ; sans compter toutes les péripéties tour à tour
abracadabrantes, drolatiques, tendres et pleines d'innocence que vivent les
enfants Blythe et qui créent autour d’eux un monde luxuriant, coloré et rempli
de rêves et d’espoirs qu’on dirait tout droit sortis de l’imagination d’une
petite orpheline aux cheveux de feu. Avec Anne d’Ingleside, Lucy Maud
Montgomery nous offre un roman qui foisonne d’une poésie démultipliée par les
nombreuses sensibilités qui l’habitent. Celle d’Anne, toujours aussi disposée
à déceler le beau là où personne ne songerait même à le chercher, et celles de
ses enfants, qui ont tous à leur façon hérité de l’imagination et du
romantisme de leur mère, nous offrant des descriptions féeriques et
merveilleuses. Le livre est toujours parcouru d’humour et de malice,
parfaitement rendu dans le caractère innocent de l’enfance qui donne naissance
à des situations savoureuses. Ce sixième volume – l’un des derniers que Lucy
Maud Montgomery a écrit – est un roman tendre dont les pages peinent à
contenir tout l’amour et la dévotion qui abondent entre une mère et ses
enfants. « Je ne me souviens pas d’un moment où je n’écrivais pas ou je ne
voulais pas être une autrice. L’écriture a toujours été ma raison d’être, sur
laquelle tous mes efforts et tous mes espoirs se sont concentrés. » C’est
ainsi que parle Lucy Maud Montgomery [1874-1942], l’autrice canadienne la plus
lue dans le monde. Son premier roman, Anne de Green Gables, fut un succès
immédiat dès sa parution en 1908 et n’a jamais cessé d’être réimprimé depuis.
Tout n’était pourtant pas bien parti. Une mère emportée par la tuberculose et
un père qui l’abandonne à des grands-parents peu aimants à Cavendish, sur l
’Île-du-Prince-Édouard. Elle réagit en laissant libre court à son imagination,
qu’elle nourrit en s’adonnant à la lecture et à l’écriture. Mais sa famille
désapprouve ces “gribouillages” qu’elle juge indécents pour une femme. Elle
part suivre une formation d’institutrice et des études en littérature
anglaise, mais doit mettre un terme à ces dernières pour des motifs
financiers. C’est à cette époque toutefois qu’elle reçoit son premier cachet
d’écrivaine. À la mort de son grand-père, elle retourne vivre à Cavendish pour
veiller sur sa grand-mère. Elle se consacre alors à l’écriture, tout en
travaillant au bureau de poste local. En 1905, elle achève son premier roman,
Anne de Green Gables. Elle l’abandonne plusieurs années dans une boîte à
chapeaux après qu’il ait été rejeté par tous les éditeurs auxquels elle l’ait
soumis, avant de retenter sa chance et parvenir à le faire publier en 1908, où
il rencontre immédiatement un immense succès. Le roman s’écoule à plus de 19
000 exemplaires au cours des 5 premiers mois, en plus d’être réimprimé à 10
reprises au cours de sa première année. En 1911, elle épouse un ministre
presbytérien et déménage en Ontario. Leur premier fils voit le jour en 1912.
Un deuxième fils meurt à la naissance en 1914, tandis que le troisième vient
au monde en 1915. Ses rôles de mère et d’épouse de ministre lui prennent
beaucoup de temps et d’énergie, sans compter la détérioration de la santé
mentale de son mari, contraint à démissionner de ses fonctions, mais elle
continue d’écrire, et publiera de son vivant en plus de la série Anne de Green
Gables, une quinzaine de romans, plus de 500 nouvelles, autant de poèmes, des
centaines d’articles et plusieurs essais. Lucy Maud Montgomery meurt à Toronto
en 1942, après une longue période de maladie marquée par l’anxiété et la
dépression. Les circonstances de sa mort font l’objet de nombreuses
spéculations, la famille ayant retrouvé une note près de son lit dans laquelle
elle demande pardon. À l’instar de son personnage, Anne Shirley, devenue une
icône mythique, la vie de Lucy Maud Montgomery aura oscillé entre rêves les
plus fous et « désespoir le plus profond ».
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